Ras Bath et Rose vie chère restent en détention

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Ras Bath et Rose vie chère restent en détention

Au #Mali, le procès de Mohamed Youssouf Bathily, alias « Ras Bath », et de Rokia  Doumbia, dite « Rose vie chère », s'est ouvert ce lundi à Bamako.  L'audience a débuté

Les dossiers de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et l’influenceuse Rokia Doumbia alias Rose vie chère, deux acteurs de la société civile au Mali étaient jugés ce mardi par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Bamako. Finalement, aucun verdict n’a été rendu et le dossier est renvoyé devant la cour d’assises. Pour l’heure, c’est l’incertitude qui prévaut autour du sort de Ras Bath et de Rose vie chère. Plus de deux ans derrière les barreaux ont privé les Maliens des chroniques de Ras Bath.

L’incertitude sur l’issue de la procédure

Le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et l’influenceuse Rokia Doumbia, connue sous le pseudonyme de « Rose vie chère », resteront donc en prison pour des faits présumés d’ « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’Etat et crime à caractère religieux, régionaliste et raciste ». On est donc loin de connaître l’issue de cette procédure judiciaire qui dure depuis près de trois ans.

Le renvoi à la cour d’assises ne rassure pas Moussa, un admirateur de Ras Bath. »Ras Bath nous manque.Tout simplement parce qu’il parlait de l’actualité avec une certaine objectivité » explique MoussaIl estime qu’il y avait « des parts de vérité dans ce qu’il disait, même si nul n’est détenteur de la vérité absolue. Je crois qu’il est irremplaçable dans nos cœurs, parce que depuis son arrestation, personne n’a su jouer ce rôle« .

Jouer la carte de l’apaisement

Ras Bath est aux arrêts depuis mars 2023. La justice malienne l’avait dans un premier temps accusé de « simulation d’infraction » avant d’alourdir les chefs d’inculpation.

Pour Ousmane qui considère Ras Bath comme « un ami » ce dernier est plus utile hors de la prison. Alors qu’il « est en prison depuis un moment maintenant », Ousmane se souvient qu’il « venait régulièrement ici ».

Il assure par ailleurs qu’il « aimait bien son franc parler, son regard si particulier sur l’actualité. Je crois qu’il est unique. Je demande aux autorités de la transition de jouer la carte de l’apaisement dans son dossier, en le libérant des charges qui pèsent sur lui vis-à-vis de la justice« .

L’affaire visant Ras Bath et Rose vie chère devrait être jugée au cours d’une audience de la chambre criminelle de la cour d’appel de Bamako.

Le procès de Mohamed Youssouf Bathily, alias « Ras Bath », et de Rokia Doumbia, dite « Rose vie chère », s’est ouvert ce lundi 10 août devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. Les deux accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État par le biais des TIC. L’audience s’est déroulée devant une salle pleine.

L’audience a débuté par le visionnage de l’émission au cours de laquelle Ras Bath avait reçu Rokia Doumbia en tant qu’activiste.

Les échanges se sont ensuite poursuivis entre le procureur général et Ras Bath. À la barre, ce dernier a défendu son droit de critiquer le régime et de dénoncer la hausse des prix des produits de première nécessité.

Le procureur général a, de son côté, rappelé que la liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi. Il a estimé que l’émission visait à discréditer le régime. Il a notamment relevé que la Direction générale du commerce, de la concurrence et de la consommation (DGCC) n’avait pas été invitée à l’émission.

Les échanges entre les deux parties ont parfois été houleux.

Rose vie chère rejette les accusations

À la barre, Rokia Doumbia, dite « Rose vie chère », a rejeté les accusations portées contre elle.

Rokia Doumbia affirme avoir agi dans une démarche citoyenne. Son objectif, selon elle, était d’alerter les autorités sur la cherté de la vie et la hausse des prix des produits de première nécessité.

« Je suis commerçante et non militante politique », a-t-elle déclaré. Elle a ainsi réfuté toute volonté de renverser le régime.

L’audience se poursuit

Les débats se poursuivent devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako.

Le tribunal devra examiner les différents éléments du dossier avant de se prononcer sur les accusations portées contre les deux prévenus.

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